Choix d’un antigel : plus qu’une question de couleur

Bleu ou vert, rose ou orange, on trouve désormais des antigels de toutes les couleurs. À elle seule, la couleur n’est toutefois pas suffisante pour sélectionner le bon antigel. Il faut porter une attention particulière aux spécifications des constructeurs. (crédit photo: Louis-Alain Richard)

Bleu ou vert, rose ou orange, on trouve désormais des antigels de toutes les couleurs. À elle seule, la couleur n’est toutefois pas suffisante pour sélectionner le bon antigel. Il faut porter une attention particulière aux spécifications des constructeurs. (crédit photo: Louis-Alain Richard)

Quand il s’agit de liquide de refroidissement, malgré son apparente simplicité, plusieurs questions s’imposent. Quelle est sa durée de vie ? Quel type utiliser ? La couleur est-elle un bon indice d’identification ? Et quelle en est la concentration idéale, ici comme dans le sud des États-Unis ?

Tout d’abord, il ne faut pas confondre liquide de refroidissement et antigel, parce que le premier peut ne pas contenir le deuxième. On n’a qu’à penser à l’eau claire, qui est un excellent liquide de refroidissement, mais qui n’est pas à l’épreuve du gel… En plus, l’eau favorise la corrosion des métaux ferreux et bout à une température relativement basse.

Voilà pourquoi le liquide de refroidissement est toujours composé d’un mélange d’eau et d’antigel. Pourquoi alors ne pas utiliser que de l’antigel pur ? Parce que ses propriétés (points de congélation et d’ébullition) sont meilleures lorsqu’on le mélange à deux parts égales avec de l’eau claire, tout simplement. De plus, les capacités de transfert de chaleur de l’eau sont meilleures que celles du glycol, qui compose l’antigel.

Prière de ne pas mélanger

En ce qui concerne les problèmes de corrosion, les antigels contiennent tous des éléments qui visent à la retarder. Ces éléments varient cependant selon que le radiateur est en laiton ou en aluminium. Traditionnellement, les additifs non organiques utilisés pour la protection du laiton avaient une durée de vie très limitée : deux ans ou 50 000 km. On devait donc fréquemment remplacer l’antigel, avec l’impact environnemental et le coût que cela implique.

C’est pourquoi les radiateurs sont désormais fabriqués en aluminium, avec des pièces en plastique, et que l’antigel utilisé est composé d’additifs organiques appropriés qui ont une durée de vie prolongée. Les intervalles de vidange pourraient théoriquement atteindre les 5 ans ou 250 000 km.

On trouve maintenant aussi des antigels « hybrides », dont la composition utilise les deux types d’additifs. Ceux-ci sont désignés par le nom GO-5.

Quelle couleur choisir ?

Au départ, le produit de base de tous les antigels, le glycol, est transparent. Les additifs spécifiques à chaque type le sont aussi, tout comme l’eau. C’est pourquoi les fabricants y ajoutent des colorants pour les rendre plus faciles à identifier, ainsi que pour des considérations commerciales, évidemment.

Bleu ou vert, rose ou rouge, orange ou jaune doré, on trouve désormais des antigels de toutes les couleurs. Par contre, une même couleur se retrouve chez plusieurs constructeurs, et ce ne sont pas nécessairement les mêmes antigels. Il faut donc porter une attention particulière aux spécifications des constructeurs, plutôt qu’à la seule couleur.

Choisir le bon antigel garantira une protection maximale contre la corrosion, ainsi que le bon fonctionnement de la pompe à eau. L’emploi du mauvais type d’antigel est rarement catastrophique, mais sa durée de vie sera moindre s’il est employé avec des métaux incompatibles. Des dépôts peuvent se former et venir obstruer les fins conduits du radiateur et de la chaufferette.

Évidemment, ces phénomènes sont très lents et ne se manifestent qu’après une longue période de négligence. Or, la négligence n’est jamais réservée à une seule couleur d’antigel.

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