Injection directe d’essence : une avancée qui peut révéler un problème

L’injection directe d’essence, ou Gasoline Direct Injection, bien que profitable aux performances et aux faibles émissions polluantes, a connu des ratés à ses débuts. C’est désormais un problème réglé. (Photo : Hyundai Motors)

L’injection directe d’essence, ou Gasoline Direct Injection, bien que profitable aux performances et aux faibles émissions polluantes, a connu des ratés à ses débuts. C’est désormais un problème réglé. (Photo : Hyundai Motors)

L’injection directe d’essence est arrivée en force au cours des années 2000. Avec elle débutait une nouvelle ère amenant les moteurs à être plus performants et plus propres sur le plan des émissions polluantes, surtout au démarrage. Cette conversion rapide n’a toutefois pas été sans conséquence pour certaines mécaniques. Voyons pourquoi.

Comme c’est souvent le cas d’une nouvelle technologie, l’injection directe d’essence a révélé des failles dans certains moteurs qui n’avaient pas été expressément conçus pour elle. Ainsi, les soupapes d’admission de beaucoup de moteurs ont nécessité de coûteux nettoyages pour en enlever les accumulations de cambouis et les dépôts de carbone.

Au début, plusieurs ont montré du doigt le fait que l’essence, qui, dans l’injection indirecte, arrivait derrière des soupapes, est maintenant injectée dans la chambre de combustion.

Les accumulations de particules, qu’elles soient issues du système de récupération des vapeurs d’huile ou encore du système de recirculation des gaz d’échappement (EGR), s’éliminaient donc au fur et à mesure. Ainsi, aucun risque de cuisson de ces particules au dos des soupapes d’admission.

Un défaut caché

Mais pourquoi certains moteurs à injection directe n’ont-ils pas ce type de problème ? C’est que, justement, le lavage masquait le fait que certains systèmes de récupération des vapeurs d’huile n’étaient pas assez performants et laissaient passer beaucoup de gouttelettes d’huile.

De même, la recirculation d’une grande quantité de gaz d’échappement, dans le but d’assainir les résidus de combustion, pouvait contribuer davantage au phénomène.

Les moteurs qui ne connaissent pas de problème d’encrassement des soupapes ont tous été conçus expressément pour l’utilisation de l’injection directe, en adoptant des stratégies de récupération plus rigoureuses. Par exemple, dans certains moteurs, le séparateur de vapeur d’huile ne comporte pas moins de trois cyclones, qui s’actionnent progressivement selon le régime du moteur.

C’est donc dire que l’encrassement des soupapes n’est pas causé par l’injection directe, mais plutôt que l’injection indirecte corrigerait un défaut de conception inhérent à certains moteurs plus vieux.

Qualité de l’huile et du carburant

Le style de conduite typiquement nord-américain y est aussi pour quelque chose. Les courtes distances et les faibles vitesses atteintes, en plus des longues périodes au ralenti, sont des sources de contamination. C’est pourquoi la qualité de l’huile à moteur utilisée est doublement importante.

En plus de voir ses intervalles de vidange rallongés, elle doit aussi minimiser sa tendance à se vaporiser. Les huiles synthétiques modernes sont ainsi additionnées de plusieurs agents qui visent à minimiser les vapeurs et le moussage. Elles peuvent donc contribuer largement à la propreté des soupapes d’admission à long terme.

La qualité de l’essence agit de même, par l’utilisation d’additifs spécialement conçus pour contrer la production de suie de post combustion. Les moteurs à injection directe profitent donc pleinement des avancées technologiques, tant pour les huiles que pour les carburants.

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