Les synthétiques : Des huiles essentielles

huilesQu’est-ce qui distingue l’huile synthétique de l’huile minérale et quels sont les avantages de la synthétique ?

Ce que répond CAA-Québec à ce sujet fait entièrement le point. Voici en substance ce qu’expliquent ses conseillers à ses membres.

Il faut d’abord préciser que l’huile minérale provient du raffinage du pétrole brut, dont on extrait la majorité des contaminants naturels et des hydrocarbures indésirables.

Comme l’huile minérale risque de s’oxyder à haute température, on doit ajouter jusqu’à 25 % d’additifs pour éliminer ou diminuer les effets néfastes des impuretés.

Huiles de synthèse

Dans le cas de l’huile synthétique, ses hydrocarbures sont fabriqués à partir de n’importe quelle source de carbone et d’hydrogène, tels l’huile végétale ou l’éthylène.

Par cette formule, on obtient un produit pur, uniforme et exempt de contaminants, dont les molécules correspondent parfaitement à la viscosité recherchée.

Résultat ? Le produit de base est absolument homogène ; ce qui permet de lui ajouter les additifs destinés à améliorer ses qualités intrinsèques ou de lui en attribuer de nouvelles.

Le froid et le chaud

Le froid – L’huile synthétique a comme premier avantage de résister à une gamme de températures beaucoup plus étendue que l’huile minérale.

Alors que l’huile conventionnelle devient visqueuse à partir de -30°C, la synthétique est encore fluide à -50°C ; ce qui permet une lubrification presque instantanée du moteur.

La chaleur – Au-dessus de 245°C, l’huile minérale se volatilise rapidement en formant vernis, cambouis et goudron, et perd ses qualités lubrifiantes.

Or, la synthétique conserve ses propriétés jusqu’à 370°C. Un test de 6,5 heures à 205°C a permis de constater que l’huile minérale perd plus de 20 % de son poids par évaporation, contre 4 % pour la synthétique.

Cette caractéristique est majeure, quand on sait que la température peut atteindre 315°C dans le haut du moteur, et 205°C au niveau des segments de piston.

Température et pression

Par ailleurs, l’huile conventionnelle a tendance à perler sur un métal à très haute température, alors que la synthétique adhère mieux en dissipant davantage la chaleur.

Cette adhésion supérieure, qui assure une meilleure lubrification, convient parfaitement aux véhicules qu’on n’utilise qu’occasionnellement.

Enfin, on a observé que la pression maximale à laquelle résiste l’huile minérale est de 3448 kPa ou 500 lb/po2, contre 20 685 kPa ou 3000 lb/po2 pour la synthétique.

À chacun son huile

Toutefois, les huiles minérales, dont la qualité atteint des sommets, demeurent un choix judicieux selon le climat ou l’usage particulier qu’on fait d’un véhicule.

Bref, on trouve en 2012 le produit qui correspond exactement au rendement qu’on attend d’une huile, où qu’on soit et quoiqu’on fasse !

 

À retenir absolument

Synonymes d’économies, les huiles synthétiques sont indispensables aux démarrages par grand froid, surtout lorsqu’un véhicule n’a pas de chauffe-moteur.

Elles sont en outre incontournables pour les moteurs turbocompressés ou dégageant de très hautes températures.

Il faut cependant retenir qu’il est conseillé dans tous les cas de vérifier à chaque vidange s’il n’y a pas de dépôt de cambouis sous le bouchon de remplissage ou sur les parois du couvert du moteur.

Ce cambouis est particulièrement fréquent pour les voitures récentes dont le moteur est doté d’une tubulure d’admission en matière plastique, et non en métal comme celle des voitures plus anciennes.

Enfin, les intervalles de changement d’huile recommandés doivent être respectés, même si on utilise de la synthétique, afin que la garantie demeure valide.

Paratagez-le !