Outil de formation : alternance travail-étude

ATE

Simon-Pierre Harvey porte la parole de la firme
de consultants SPB. Il constate que 93 %
des répondants s’intéressent à l’ATE.
(Photo : Stéphane Quesnel)

Le 30 septembre dernier, dans le cadre d’une présentation portant sur le lancement du Diagnostic du pneu, j’ai eu le plaisir d’assister à deux exposés portant sur l’alternance travail-étude (ATE).

Il s’agit en fait d’un concept d’apprentissage très répandu dans certains pays d’Europe, dont la Suisse, l’Autriche et l’Allemagne, et qui préconise qu’un futur travailleur soit formé non seulement de façon didactique, par le biais de cours théoriques, mais aussi de façon pratique en atelier au sein d’entreprises accréditées.

Depuis de nombreuses années, à l’instar de beaucoup d’autres membres de l’ASMPQ, je m’efforce de faire valoir l’importance de la formation dans l’industrie du pneu et de la mécanique.

Conscient de l’importance que la formation revêt pour une multitude d’intervenants de notre industrie, et dans la perspective des nombreux défis qu’ils doivent relever, je crois qu’il est pertinent de résumer les tenants et aboutissants de l’ATE et les pistes de solution qui pnt été proposées dans le cadre de ces exposés.

Une étude commandée par le CSMO-Auto à la firme de consultants SPB, dont Simon-Pierre Harvey est le porte-parole, nous apprend que 93 % des 367 répondants de notre industrie s‘intéressent de près à l’ATE.

Vous faisant grâce de la méthodologie rigoureuse de son étude, je vous énumère les faits ainsi que les principaux avantages et difficultés sur lesquels M. Harvey a attiré notre attention.

Les faits

  1. Les entreprises qui accueillent des stagiaires peuvent réellement obtenir des crédits d’impôt.
  2. La supervision des stagiaires peut être reconnue comme une dépense de formation (Loi du 1 %).
  3. Au Québec, sauf dans la région de Montréal, la rémunération d’un stagiaire n’est pas obligatoire.
  4. Une entente de stage doit être signée par l’élève, par un établissement d’enseignement et par l’entreprise.
  5. Les activités de formation doivent être déterminées conjointement par l’entreprise où a lieu le stage et par l’organisme d’enseignement.
  6. Une formation n’est pas obligatoire pour les personnes qui encadrent les stagiaires.
  7. L’étudiant doit passer un minimum de 20 % de sa formation en stage.
  8. La formule ATE impose un minimum de deux stages de formation.

Les avantages de la formule ATE 

  • Elle offre aux entreprises un bassin de relève.
    • accès facile et rapide à un bassin de candidats qualifiés
    • permet de cibler tôt dans leur formation les étudiants présentant un bon potentiel
  • Elle permet une meilleure compréhension mutuelle entre les Centres de formation professionnelle (CFP) et les entreprises.
    • Les professeurs comprennent mieux la réalité du métier.
    • Les entreprises comprennent mieux la réalité dans laquelle naviguent les CFP.

Dans un prochain article, je vous entretiendrai des nombreuses difficultés qui font contrepoids à ces avantages. Elles concernent les entreprises, les CFP, les étudiants et la rémunération des stagiaires.

Paratagez-le !