Une opération à risque : Comment prévenir les accidents de gonflage

Une opération à risque : Comment prévenir les accidents de gonflage
Une cage de protection peut s’avérer un ajout intéressant dans un atelier même pour le gonflage des pneus de tourisme. (Photo : Martins Industries)

Chaque année, lors de la manœuvre de gonflage d’un pneu, la négligence fait des victimes.

Les pneus demandent des pressions rehaussées, notamment les pneus haute performance. De plus, en saison de pointe, où chaque minute compte, les ateliers ont souvent recours à un personnel d’appoint qui n’ont pas toujours une compréhension pointue des risques liés au gonflage.

Pourtant, la loi est claire. En vertu de l’article 337 du RSST (Règlement sur la Santé et la Sécurité au Travail), « Le gonflage d’un pneu doit être effectué selon les règles de l’art, notamment en utilisant un dispositif de retenue qui empêche la projection de composantes de roue, comme une cage… »

L’utilisation de ce type d’équipement viendra sécuriser davantage la zone de gonflage mais elle n’exclue par une judicieuse compréhension des bonnes pratiques et l’accès, pour vos techniciens, à des équipements sécuritaires.

Voici donc quelques conseils afin d’éviter les accidents.

  1. Vérifier les instruments, pour empêcher le gonflage à pression excessive :
    • Ajuster le compresseur selon la pression recommandée.
    • S’assurer du bon fonctionnement du manomètre (si possible utiliser un gonfleur automatique avec certificat de calibration du manufacturier).
    • Vérifier l’étanchéité de la valve.
    • Monter adéquatement le pneu sur une jante compatible.
    • Inspecter le pneu pour repérer un défaut du tissage de la gaine, une fissure, une boursouflure, ou une broche d’armature cassée. En cas de doute, se débarrasser du pneu.
    • Inspecter la cage de retenue pour relever toute déformation ou faiblesse dans les soudures.
    • S’assurer que l’ensemble pneu et jante est à la température ambiante.
  2. Gonflage sécuritaire
    • Placer la roue dans une cage en bon état, strictement réservée pour ce genre de travail.

– En aucun cas la cage doit être retenue au sol. La cage est construite pour se déformer lors d’un impact.

  • Utiliser un mandrin de gonflage à mâchoire avec une rallonge de boyau d’air, munie d’une valve de contrôle et d’un manomètre.
  • Effectuer un contrôle à distance (fortement suggéré).
  • Prévoir un seul travailleur afin qu’il se concentre et soit attentif aux bruits inhabituels ou à tout mouvement suspect du pneu dans la cage.
  • S’assurer que l’ouvrier porte des lunettes, des gants et des chaussures de sécurité.
  • Dégager de tout obstacle le sol avoisinant.
  • Mettre en place une zone de 92 cm (36″) de libre tout le tour de la cage et, lorsque la cage est utilisée, l’opérateur doit se tenir à au moins 3 mètres (10′) de la cage (dans la zone de travail).

Dans la majorité des cas, l’éclatement du pneumatique amène la cage à se déformer, à se déplacer et à se retourner sur elle-même. Le technicien devrait donc se tenir hors de la trajectoire des débris, qui sont généralement projetés de chaque côté de la cage. C’est pourquoi les zones de travail se trouvent aux quatre coins de la cage, en angle, là où la cage offre une protection. Voir l’illustration des zones de sécurité.

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