Vision de l’industrie : Cynthia Fredette, ASPMQ

Vision de l'industrie : Cynthia Fredette, ASPMQ
Cynthia Fredette

Pour Cynthia Fredette, présidente de l’ASPMQ et directrice ventes et marketing chez Point S Fredette, le secteur du pneu est appelé à revoir certaines de ses façons de faire.

Pour cette jeune gestionnaire, l’avenir réserve plusieurs défis pour les centres de pneus et mécanique. Révolue, l’époque où ce type de commerce était basé sur les deux périodes intenses de changements de pneus. Pour elle, l’avenir repose sur la diversification des services, un mouvement qui est déjà enclenché.

« Les entreprises de notre secteur qui vont se démarquer sont celles qui diversifieront leurs services en offrant l’entretien mécanique, l’esthétique automobile ou la réparation de parebrise, prédit-elle. Il faut penser que notre client ne veut pas fréquenter trois ateliers pour entretenir son véhicule ; il n’en a pas le temps. Il optera plutôt pour un centre unique de services. »

Un autre facteur qui pèsera dans la balance sera l’arrivée des voitures électriques. Moins d’entretien traditionnel, mais une expertise à aller chercher. « Il faut aller chercher cette expertise même si l’offre de formation spécifique à ce type de véhicule est encore faible. Si le volume d’entretiens diminue, il faut se positionner pour en devenir expert et en conserver le plus possible. »

Raffiner l’expertise
L’une des forces des centres de pneus, c’est qu’on y trouve l’expertise sur le produit. « Il y a une pression sur notre marché par la présence de joueurs sur Internet. Cette offre applique une pression à la baisse sur les prix, explique Mme Fredette. Mais je demeure convaincue que la possibilité de donner à nos clients toute l’information pertinente et les conseils techniques pour éclairer leur choix, en cernant bien leurs besoins, conserve une grande valeur. »

À titre de présidente de l’Association des Spécialistes de Pneu et Mécanique du Québec, Cynthia Fredette croit en l’importance du regroupement. Elle cite en exemple le mémoire qui a été déposé par cet organisme pour s’opposer à l’article 440.1 du projet de loi 165, qui prône le devancement la date limite d’installation des pneus d’hiver au 1er décembre. « Une décision qui va à l’encontre des réalités météorologiques et qui aurait même un impact sur la sécurité routière par l’utilisation de pneus mal adaptés aux conditions routières dans certaines régions », précise-t-elle.

Changer son approche
Mais la participation à un regroupement d’entreprises de même nature a un autre avantage, selon Mme Fredette, puisqu’elle permet à ses membres d’avoir accès à une formation complémentaire à celle proposée par les bannières. « Je pense en particulier aux gestionnaires, qui doivent aujourd’hui acquérir des outils en gestion de personnel, en comptabilité, en marketing ou encore en relation avec la clientèle. »

Chose certaine, Mme Fredette ne voit pas le jour où le domaine du pneu cessera de se transformer. On n’a qu’à penser aux dimensions des pneus qui progressent constamment ou encore à la multiplication des produits, pour comprendre l’importance d’ajuster l’entreprise afin d’être constamment en mesure de répondre aux besoins des clients.

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