Autovector : un prototype prometteur

Autovector
Le prototype, entamé en 2014, prend aujourd’hui une forme concrète et la compagnie en est à explorer les possibilités de commercialisation. (Photo : Autovector)

Un nouveau joueur nord-américain pourrait bientôt entrer dans la course aux pneus sans air : Autovector, dirigée par Ellias Assad, présentait son tout dernier prototype à l’exposition de pneumatiques Reifen, tenue dans le cadre du salon Automechanika Frankfurt, en Allemagne.

Le prototype, entamé en 2014, prend aujourd’hui forme et la compagnie explore actuellement les possibilités de commercialisation.

La ceinture de caoutchouc, remplie d’un savant mélange de polyuréthane et d’une conception en cellules, permet actuellement de supporter un poids de plus de 500 kg.

À terme, le pneu pourrait s’appliquer, dans le meilleur des mondes, aux voitures hautes-performances, de par sa capacité à éliminer les vibrations. Un paramètre que les gros joueurs de l’industrie n’auraient pas réussi à maîtriser, selon M. Assad.

Un design « simple » et novateur

« Les rayons élastomère que l’on retrouve actuellement dans les pneus sans air commercialisés doivent à la fois soutenir une compression et une tension, impliquant une combinaison de rigidité et de flexibilité contradictoire, voir impossible », illustre le PDG de cette petite compagnie en démarrage.

« Le mécanisme de charge absolue de notre produit place les rayons d’élastomère en position longitudinale, explique-t-il. Ces rayons agissent ainsi à titre de poutrelles entre les rayons de la jante entre les rayons rigides formés dans le cercle extérieur. »

« Ces poutrelles ne supportent que la tension, et non la compression : une solution simple qui élimine le problème de stress retrouvé dans les produits des grands fabricants, affirme-t-il. Ce design confère aussi un excellent amortissement, pour plus de confort. Nous en sommes arrivés à une solution concrète, prête à entrer en phase de tests de faisabilité. »

Côté commercialisation, le prototype devrait entamer les premières étapes prochainement. « Peut-être nous associerons-nous en tant que marque à un fabricant, ou peut-être nous lancerons-nous de façon indépendante », explique M. Assad.

« Jusqu’à présent, les grands fabricants ont lancé des applications hors route, comme le Tweel de Michelin, adapté aux voitures de golf, tondeuses, etc. Certains ont aussi choisi la voie du pneu pour bicyclette, et c’est peut-être ce que nous ferons aussi dans nos premières phases de commercialisation, ajoute-t-il. C’est un projet réaliste que nous sommes en mesure d’accomplir ! »

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