Les pneus de première montre : une étroite collaboration entre fabricants et constructeurs

Les pneus de première montre : une étroite collaboration entre fabricants et constructeurs
La Bentley Continental GT est chaussée de pneus de haute performance, qui allient tenue de route et sécurité. (Photo : Josée Hamelin)

Parce que les clients qui ont apprécié leur expérience de conduite sont nombreux opter pour les pneus qui étaient sur leur véhicule la première fois que leur regard s’est posé sur lui, les constructeurs ont tout intérêt à travailler de concert avec les fabricants.

C’est du moins l’avis d’experts œuvrant pour des différents constructeurs que nous avons sondés.

« Lorsque le constructeur développe un nouveau modèle, il travaille en parallèle avec les fournisseurs pour obtenir le meilleur rendement possible », explique Maurice Assor, directeur de la marque chez Bentley Montréal.

Il mentionne qu’il faut par exemple déterminer si la gomme utilisée est de la bonne résistance par rapport au poids du véhicule pour assurer une bonne tenue de route et pour éviter que le véhicule ne glisse lors du freinage.

« Pour un fabricant de pneu, le fait de s’associer avec un constructeur automobile assure une certaine clientèle parce que si le client a aimé son expérience de conduite, il voudra ensuite la reproduire, détaille-t-il. Ainsi, lorsqu’il changera les pneus de sa voiture, il y a de fortes chances qu’il opte pour le modèle qui était sur la voiture dans la salle d’exposition. »

Dans le cas de la Continental GT, dévoilée en primeur canadienne chez Bentley Montréal, elle était chaussée de pneus de 22 pouces offert en option. À l’avant il s’agissait de Pirelli 275/35 ZR 22 104Y et de 315/30 ZR 22 107 Y à l’arrière.

« Le gabarit varie parce qu’il s’agit d’un modèle coupé très sportif qui va fonctionner 95 % du temps en mode propulsion », explique M. Assor. Il s’agit d’un pneu conçu pour offrir un très haut niveau de performance et qui est, de surcroît, très silencieux. Le fabricant mentionne que ce pneu offre une sécurité et une tenue de route exceptionnelles grâce à sa composition à forte teneur en silice. Chacun de ces pneus vaut à lui seul plus de 500 $… mais quand le prix du véhicule oscille autour de 300 000 $, qui va vraiment s’en préoccuper ?

Les tout-terrain au quotidien

« Les modèles de pneus sélectionnés vont varier en fonction des besoins du véhicule, affirme pour sa part Daniel Labre, directeur des communications sur le produit pour FCA Canada, rencontré en marge du Salon international de l’auto de Québec, où le Jeep Rubicon était mis en valeur. Lorsque notre choix s’est arrêté sur un fabricant, nous travaillons de concert avec lui afin de développer le meilleur pneu qui soit. »

« Dans le cas du Rubicon, si ma mémoire est bonne, tous les modèles récents roulent avec des BF Goodrich », mentionne M. Labre. Le modèle exposé au Salon de Québec était chaussé de pneus tout-terrain homologués pour l’hiver (T/A KO2 285 R17). Il s’agit de la deuxième génération de pneu de ce type conçu par le fabricant pour les camions légers et les véhicules utilitaires sport.

« Même si les gens font du hors route, il faut penser que la majorité du temps, c’est sur la route qu’ils vont rouler avec leur véhicule alors il faut trouver le bon équilibre afin que le pneu soit adhérent, mais qu’il soit quand même assez silencieux lorsqu’il circule sur l’asphalte », conclut M. Labre.

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