Répondre à l’achalandage : L’intégration des travailleurs saisonniers

Répondre à l’achalandage : L’intégration des travailleurs saisonniers
La meilleure méthode de recrutement reste encore le bouche-à-oreille.

Deux fois par année, les propriétaires d’ateliers ajoutent du sang neuf à leur main-d’oeuvre afin d’affronter le tourbillon occasionné par la pose obligatoire des pneus d’hiver.

Bien que cette approche soit récurrente, elle nécessite invariablement une période de préparation pour maintenir le rendement de l’entreprise et contrer les impondérables.

Sécurité d’abord

Souhaitant faire appel à du renfort en toute quiétude tout en conservant sa bonne réputation, l’entrepreneur averti planifie sa démarche. Au préalable, il recense donc les éléments susceptibles de rendre l’intégration fluide. Louis Carignan, propriétaire de l’atelier Point S Pneus Carignan à Varennes, parle des qualités appréciées chez un travailleur saisonnier.

« En plus d’être en bonne forme physique et habile de ses mains, le candidat ponctuel, autonome dans ses déplacements et se montrant très disponible aura une longueur d’avance. Évidemment, sa rigueur au travail est de mise pour traverser cette période de pointe. »

Parce que ce processus d’unification des forces représente à ses yeux une charge inhérente à la saine gestion d’un atelier, M. Carignan ne néglige rien en matière de sécurité. Conséquemment, le nouvel arrivé devra porter une tenue vestimentaire appropriée comprenant des bottes de travail adéquates, en plus de lire et de signer un document contenant les règles de prévention à observer.

« Nous jumelons aussi les travailleurs saisonniers avec des employés permanents, parce que ces derniers connaissent mieux l’environnement de travail. De même, les mises en garde, conseils et problématiques déjà vécues sont revus en équipe lors de réunions. »

Pénurie de main-d’oeuvre

Parmi les facteurs extérieurs affectant le bon déroulement du projet, on ne saurait passer sous silence le manque de main-d’oeuvre. Dans un contexte d’emploi temporaire à revenu plutôt sobre, ça ne se bouscule pas au portillon, comme l’explique Normand Ayotte, président de l’atelier OK Pneus Beloeil–Saint-Hilaire.

« Il faut s’y prendre tôt, et la meilleure méthode de recrutement reste encore le bouche-à-oreille, dit-il. Nous en parlons aux clients et affichons à l’interne avant d’utiliser les réseaux sociaux et les journaux pour publier l’offre d’emploi. »

Une fois les postes comblés, l’entrepreneur, qui ajoute jusqu’à trois salariés à chaque période de pose de pneus, joue de prudence et forme les nouveaux venus rapidement pour qu’ils soient prêts à relever le défi. Après tout, on ne sait jamais quand dame Nature dictera la marche à suivre. « L’embauche se fait environ un mois avant le rush saisonnier prévu. Les nouveaux employés ont ainsi le temps de se familiariser avec leurs collègues, leur nouvel environnement et notre façon de faire, explique M. Ayotte. Ici, nous mettons notamment l’accent sur la vérification des voitures avant livraison et le respect des aires de travail. »

Puis, les travailleurs saisonniers partent en même temps que la poussière retombe. Même s’il mentionne que le taux de réembauche est plutôt faible, Normand Ayotte reste convaincu que l’attitude de l’employeur, année après année, doit demeurer irréprochable.

« Il faut persister à investir dans l’embauche et la formation de ces employés et à bien les considérer, parce que le temps de leur passage, ils représentent notre entreprise. » Et en fin de compte, l’image de l’atelier en dépend.

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